Plaidoyer pour la conservation des vespasiennes des années 50 de la ville du Havre

Un besoin pressant

« Dans la plupart des villes de France, les édicules des années cinquante, ceux par exemple fabriqués par la société des kiosques Renzi, ont disparu du paysage urbain. Tel n’est pas le cas au Havre où plusieurs d’entre eux sont encore en fonction. Une conséquence heureuse du retour en grâce de l’architecture des années 50…

Sur l’ensemble de la ville, 42 toilettes publiques sont actuellement gratuitement mises à disposition. 27 d’entre elles sont entretenues directement par la ville ; 15 par la société MDO, en sous-traitance. Les trois toilettes de la plage, à rayures bleues et blanches, sont en fonction depuis trois ans.

En 1885, sous l’administration de Jules Siegfried, la ville alors peuplée de 75.000 habitants comptait 8 cabinets et 21 urinoirs. Un rapide calcul indique que la proportion est en défaveur de la situation contemporaine… À l’époque, chaque logement n’était pas équipé d’un cabinet d’aisances et le réseau moderne des égouts n’était pas en place. En 1914 au Havre, sur 15.000 immeubles moins de 1000 sont reliés au tout-à-l’égout…

Les premières vespasiennes firent leur apparition à Paris en 1841 sous l’administration de Rambuteau. Les dames durent patienter plus longtemps que les messieurs avant que les édiles et architectes ne construisent des chalets de nécessité à leur intention. L’histoire des vespasiennes est inséparable de la construction des réseaux qui irriguent la ville moderne, réalisée au long du XIXè  siècle. Le modèle vient d’Angleterre. Londres sera alimentée en eau courante bien avant Paris. Les Anglais ont inventé le collecteur d’égout, les « water closet » et la chasse d’eau.

L’édicule édifié près de l’église Saint-Michel a disparu dans les importants travaux de voirie réalisés actuellement. S’il est remplacé, ce sera par un autre modèle. À Sanvic, les toilettes voisines de l’école sont l’objet de polémiques Un jour, peut-être, elles seront déplacées. Cet article plaide pour la conservation de quelques édicules « fifties ». Ils témoignent d’un moment du paysage urbain français, il serait regrettable que tous disparussent de notre horizon.

Pour en savoir plus, consulter sur le site de l’INA un reportage FR3 diffusé le 21 février 2006. Sur un moteur de recherche taper « vespasiennes Le Havre ». »

Olivier Bassine – 26/09/11 – www.lehavreinfos.fr

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~ par artotec sur septembre 28, 2011.

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